Le classement du risque politique des réformes

Retraites (2011)

La loi du 9 novembre 2011 entend rétablir l’équilibre des régimes de retraite en 8 ans en reportant l'âge de départ à la retraite de 60 à 62 ans, tout en maintenant le système par répartition et le niveau des pensions de retraites. 

Présentée en Conseil des ministres le 13 juillet 2010 par Eric Woerth, la loi est adoptée le 27 octobre 2010, puis promulguée le 9 novembre. L’objectif affiché de la loi est de supprimer le déficit des systèmes de retraites dès 2018. Les principales mesures prévues sont les suivantes : l’âge légal de départ à la retraite est porté progressivement et pour tous les régimes de 60 ans à 62 ans à partir de 2018; l’emploi des seniors est encouragé (aide à l’embauche pour les chômeurs de plus de 55 ans, développement du tutorat au sein de l’entreprise pour favoriser des fins de carrière valorisantes);  des recettes supplémentaires sont dégagées (augmentation de la tranche la plus élevée de l’impôt sur le revenu, augmentation des taxes sur les stock-options et les retraites-chapeaux); l’alignement en dix ans du taux de cotisation des fonctionnaires sur celui du secteur privé est prévu (passage de 7,85% à 10,55%).

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L’objectif affiché de la loi est de supprimer le déficit des systèmes de retraites dès 2018. Les principales mesures prévues sont les suivantes :

L’âge légal de départ à la retraite sera porté de 60 ans à 62 ans en 2018. Cette augmentation sera progressive : quatre mois par an, à partir du 1er juillet 2011 par année de naissance (quatre mois de plus dès 2011 pour les personnes nées en 1951 pour aboutir à deux ans de plus en 2018 pour les personnes nées en 1956). Cette augmentation de l’âge légal de départ à la retraite concernera tous les régimes : les retraites du secteur privé, celles du secteur public et, avec des modalités spécifiques, les régimes spéciaux. Le dispositif "carrières longues" est toutefois maintenu pour les personnes ayant commencé à travailler avant l’âge de 18 ans qui pourront partir à la retraite plus tôt dès lors qu’elles auront la durée de cotisation et deux ans supplémentaires.

Pour les assurés justifiant d’un taux d’incapacité (qui sera fixé par décret) ayant donné lieu à l’attribution d’une rente pour maladie professionnelle ou pour accident du travail provoquant des troubles de même nature, l’âge de la retraite restera fixé à 60 ans et aucune décote ne sera appliquée même pour les salariés n’ayant pas cotisé tous leurs trimestres. Ce droit est un droit individuel, qui ne pourra être constaté qu’au moment du départ à la retraite et qui ne sera pas associé à des métiers ou à des tâches déterminés.

L’âge du taux plein à 65 ans est maintenu pour les assurés nés avant 1956, parents d’au moins trois enfants, qui ont interrompu ou réduit leur activité suite à la naissance de leurs enfants. Cette disposition s’applique également aux assurés handicapés et, sous certaines conditions, aux parents d’un enfant handicapé.

L’emploi des seniors devra être encouragé : aide à l’embauche pour les chômeurs de plus de 55 ans, développement du tutorat au sein de l’entreprise pour favoriser des fins de carrière valorisantes.

Des recettes supplémentaires seront dégagées : augmentation de la tranche la plus élevée de l’impôt sur le revenu (41% au lieu de 40%), augmentation des taxes sur les stock-options et les retraites-chapeaux, augmentation des prélèvements forfaitaires sur les revenus du capital et des taxes sur les dividendes perçus par les actionnaires.

Présenté comme une mesure d’équité, mais augmentant aussi les recettes, l’alignement en dix ans du taux de cotisation des fonctionnaires sur celui du secteur privé est également prévu. Il doit passer de 7,85% à 10,55%.

Les jeunes en chômage non indemnisé pourront valider jusqu’à six trimestres (au lieu de quatre).

Pour les femmes, l’indemnité journalière perçue pendant le congé maternité entrera dans le salaire de référence sur lequel sera calculée la pension de retraite.

Des mesures sont prévues spécifiquement pour les agriculteurs de façon notamment à leur permettre d’accéder plus facilement au minimum vieillesse.

Des dispositifs sont enfin prévus pour permettre une information plus précise et plus continue de chacun vis-à-vis de ses perspectives de retraite, avec, par exemple, l’instauration d’un "point retraite" à 45 ans.

La loi prévoit que le Comité d’orientation des retraites (COR) organise en 2013 une « réflexion nationale » sur « les objectifs et les caractéristiques d’une réforme systémique de la prise en charge collective du risque vieillesse ».

Source : http://www.vie-publique.fr/actualite/panorama/texte-vote/loi-du-9-novembre-2010-portant-reforme-retraites.html

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Les porteurs
de la réforme :
STATUT : Adoptée 2011
Indice de risque politique
90%
90%
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Détail par facteur de risque :
NIVEAU DE PERTURBATION
70%
70%
ATTEINTE DES OBJECTIFS
90%
90%
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